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Et si la sécurité à vélo passait par une combinaison airbag signée Van Rysel ?

À première vue, elle ressemble à une skinsuit classique. Coupe ajustée, lignes tendues, promesse d’aérodynamisme. Mais sous le textile, la combinaison airbag Van Rysel change radicalement la donne.

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Ici, pas d’accessoire à enfiler en plus, ni de protection ajoutée après coup. Tout est pensé dès le départ autour de l’airbag. Une approche presque évidente… et pourtant totalement nouvelle dans le cyclisme sur route.

Dans un peloton où les vitesses explosent et où les chutes restent fréquentes, la question de la protection ne peut plus rester secondaire. Aujourd’hui encore, près d’un coureur sur cinq subit une fracture chaque saison au plus haut niveau. Le constat est là : la performance a pris de l’avance sur la sécurité.

Van Rysel propose donc autre chose : une tenue qui protège sans se faire remarquer.

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Comment fonctionne l’airbag intégré ?

Le cœur du système repose sur une technologie développée avec In&motion, déjà bien connue dans des disciplines comme le MotoGP ou le ski alpin.

Le principe est simple à expliquer, mais redoutablement complexe à exécuter :
des capteurs analysent en permanence les mouvements du cycliste — jusqu’à 1000 fois par seconde.

Grâce à une base de données construite sur 450 millions de kilomètres parcourus, l’algorithme distingue une situation normale… d’une chute imminente.

Et lorsque l’impact devient inévitable, tout s’enchaîne très vite :

  • détection de la chute
  • déclenchement du système
  • gonflage de l’airbag

Le tout en 60 millisecondes.

Concrètement, l’airbag se déploie autour du haut du corps, créant une enveloppe protectrice là où le casque ne peut rien faire.

Les zones protégées : trois axes principaux

Plutôt que de chercher à couvrir tout le corps, Van Rysel a fait un choix clair : cibler les zones les plus exposées et les plus sensibles.

Trois axes principaux :

  • Le thorax et la cage thoracique : pour absorber les chocs frontaux
  • La zone cervicale : pour stabiliser le cou et limiter les mouvements brusques
  • La colonne vertébrale : pour protéger le dos sur toute sa longueur

Ce trio correspond aux blessures les plus graves observées en course. L’idée n’est pas d’éviter toutes les chutes — impossible — mais de réduire fortement leurs conséquences.

En complément, la combinaison intègre des matériaux résistants à l’abrasion. Un détail qui compte, surtout quand on sait à quel point le bitume peut être impitoyable à haute vitesse.

Une contrainte majeure : rester une vraie tenue de course

Ajouter un airbag, c’est une chose. Le faire sans pénaliser la performance, c’en est une autre.

Et c’est là que le projet devient intéressant.

La combinaison airbag Van Rysel affiche un poids total d’environ 700 grammes, dont 500 grammes pour le système. À titre de comparaison, certains airbags utilisés en sport mécanique dépassent à eux seuls le kilo.

Mais le poids n’est qu’un paramètre parmi d’autres. Les équipes ont travaillé sur trois piliers :

Aérodynamisme

En collaboration avec Swiss Side, la combinaison a été testée en soufflerie et via des simulations CFD. L’objectif était clair : offrir des performances équivalentes à une skinsuit WorldTour classique.

Thermorégulation

Rouler en plein été avec un système intégré pouvait poser problème. Des tests en conditions réelles et en chambre climatique sont en cours pour garantir une dissipation thermique comparable à une tenue traditionnelle.

Sensations

C’est peut-être le point le plus subtil. Le cycliste ne doit pas sentir la différence. Ni gêne, ni rigidité, ni sensation de surépaisseur. Une promesse ambitieuse, mais centrale dans le développement.

Une innovation déjà dans les roues du peloton

Contrairement à beaucoup de concepts, on ne parle pas ici d’un prototype figé dans un laboratoire.

La combinaison est déjà fonctionnelle et testée par des coureurs professionnels, notamment au sein de l’équipe Decathlon CMA CGM.

Ces retours terrain sont essentiels. Ils permettent d’ajuster :

  • le confort en situation réelle
  • la perception du poids
  • l’intégration dans les routines de course

Car au-delà de la technologie, il y a une réalité simple : un équipement n’existe que s’il est adopté.

Et sur ce point, les réactions sont partagées. Certains coureurs y voient une avancée logique. D’autres restent plus attachés à la légèreté absolue et à la liberté de mouvement.

Un débat qui rappelle étrangement celui des casques… il y a vingt ans.

Vers une généralisation de l’airbag à vélo ?

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La trajectoire est déjà tracée.

Van Rysel ne cache pas ses ambitions : faire de l’airbag un standard dans le cyclisme, comme le casque aujourd’hui.

Avant cela, plusieurs étapes restent à franchir :

  • validation complète en conditions de course
  • adoption progressive par les équipes
  • encadrement réglementaire par l’UCI

Car oui, l’arrivée de ce type de technologie pose aussi des questions :
poids, équité, potentiel avantage aérodynamique… Le cyclisme devra définir un cadre clair.

Mais une chose est sûre : la dynamique est lancée.

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