Ces dernières années, les roues carbone sont devenues incontournables en gravel. Des profils de plus en plus hauts, des jantes légères, des trucs qui en mettent plein les yeux dès la sortie du carton.
Les Aivee Gravel Max, c’est une autre philosophie et c’est exactement ça qui nous a donné envie de les tester. Jante aluminium basse, 20 mm, assemblée à la main en Vendée. Ça change de nos habitudes, et c’est ce décalage qui rend ce test intéressant.

Quelques mots sur la marque pour commencer
Aivee, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une marque vendéenne née en 2011 au sein de FIDEMECA, une entreprise de précision mécanique active depuis plus de 40 ans sur des secteurs comme l’aéronautique. Des ingénieurs passionnés de vélo qui décident un jour de mettre leur savoir-faire dans des composants cycle. Ça donne des moyeux d’abord, puis des roues complètes.

Les Gravel Max sont le haut de gamme des références gravel chez Aivee.
Unboxing & caractéristiques des Aivee Gravel Max
La paire arrive dans un emballage soigné, compact. Les jantes sont bien protégées. C’est toujours rassurant quand on sait comment nos colis sont traités par les transporteurs.



La paire de roues gravel que j’ai reçu est montée sur des moyeux Edition One, le haut de gamme de la gamme Aivee. Usinés dans la masse en aluminium 7075, le même alliage qu’on retrouve dans l’aéronautique, avec des roulements SKF à l’intérieur.

Le corps de roue libre développé en exclusivité par Aivee s’engage sur 48 points, soit un angle maximum de 7,5° avant que la transmission ne s’engage. C’est plus que suffisant pour une pratique gravel.


Enfin, les rayons sont des MACH1 Prime1+, plats et profilés, produits à Saint-Étienne. Les écrous sont en aluminium, d’origine belge, chez Sapim.

La jante est en aluminium 6061-T6, asymétrique, 700c, avec une hauteur de 20 mm et 24 mm de largeur interne.
J’ai pesé les roues avec fond de jante, avec valve : 660 g à l’avant, 785 g à l’arrière. Aivee annonce environ 1 450 g selon la configuration, on est donc bien dans les clous.


C’est léger pour de l’aluminium. Mes 1ères roues alu faisaient presque 500g de plus il y a quelques années.
La personnalisation est le gros point fort chez Aivee. Moyeux disponibles en noir, rouge, orange ou silver, avec écrous assortis.

J’ai opté pour le silver, qui donne un côté vintage vraiment sympa et qui s’accorde parfaitement avec mon Ritchey Outback, où plusieurs autres éléments sont déjà dans cette teinte. J’aurais bien aimé une option purple, mais c’est une autre histoire.
Aluminium | 1450 g selon configuration* | 48 points d’engagement | Personnalisation des couleurs de moyeux

Le montage tubeless
Les roues sont livrées tubeless ready, avec valve et fond de jante déjà installés.

Pour le montage, j’ai utilisé une pompe à pied classique. Les pneus Continental Terra Adventure 45mm ont claqué sans la moindre résistance, proprement et du premier coup. Bonne surprise.
J’ai laissé le montage tel quel pendant 15j, car j’étais en pleine préparation d’une épreuve de 600km. A mon retour, j’avais a peine perdu 0,3 bars sur la roue avant.

Sur le terrain, mes impressions avec ces roues gravel aluminium
Ce qui frappe rapidement, c’est la vivacité du vélo. Les roues sont légères, et ça se sent immédiatement dans les relances et les changements de direction.
Aluminium | 1450 g selon configuration* | 48 points d’engagement | Personnalisation des couleurs de moyeux
Elles n’ont rien a envier à certains modèles carbone d’entrée de gamme.
Je me prends vite au jeu et j’arrive à obtenir des PR (personal record) sur des segments que je connais parfaitement.

Mettons ça sur le dos des roues, de ma forme ou du vent favorable…peu importe, le plaisir est là et les roues sont finalement assez joueuses.

Pas de sensation de masse à lancer comme avec certaines roues aluminium plus lourdes. Le vélo répond vite, se place bien, et reste agréable dès que le terrain devient technique.
Le corps de roue libre est quant à lui d’un silence inhabituel.
On n’a plus vraiment l’habitude de moyeux aussi discrets, et c’est assez déroutant au départ. À plusieurs, on s’entend parler, on écoute les craquements du gravier et des branches sur les chemins…
C’est une question de goût : certains adorent, d’autres regretteront le ronron rassurant d’un corps de roue libre bien présent qui remplace l’usage d’une sonnette.

Sur des parcours avec du relief et des terrains cassants, les Gravel Max sont vraiment dans leur élément. Rien de spectaculaire à raconter, et c’est exactement ça le compliment.
On sent que le montage est soigné : même en descente sinueuse, on se sent en sécurité.

En revanche, dès qu’on repasse sur des sections route ou qu’on s’engage sur du gravier rapide très roulant, la limite de la jante basse se fait sentir. De même, si vous avez en tête de faire des courses gravel ou partir chasser les KOM, cette paire de roues n’est pas la plus adaptée.
Le vrai sujet : pourquoi 700 euros pour de l’alu ?
La question mérite d’être posée. Mais ce n’est pas tout à fait le même objet qu’une roue carbone générique bien placée en prix.

Ici, on parle d’un usinage en France, d’un assemblage à la main dans un atelier vendéen, de roulements SKF, de rayons MACH1 français, et d’une personnalisation réelle. C’est une logique différente : celle de l’objet fiable, réparable, cohérent, avec une vraie traçabilité.

Il faut accepter la jante basse, le profil discret, et ne pas chercher l’effet visuel d’une roue racing. Mais pour une pratique gravel engagée, des sorties longues, du voyage, ou simplement pour ceux qui veulent une roue française montée avec soin sans basculer dans le carbone, les Gravel Max ont un argument solide. Elles sont légères, précises, personnalisables, et elles roulent bien. Ce n’est pas rien.
Aluminium | 1450 g selon configuration* | 48 points d’engagement | Personnalisation des couleurs de moyeux

Notre avis final sur les Aivee Gravel Max
Les Aivee Gravel Max ne cherchent pas à imiter une roue carbone, et c’est leur force. Elles assument ce qu’elles sont : une paire d’aluminium légère, bien construite, fabriquée en France, conçue pour durer et rouler sur tous les terrains gravel.
Le prix fait débat, c’est inévitable. Mais si on intègre la fabrication locale, le moyeu Edition One, les roulements SKF et le montage artisanal, le positionnement devient beaucoup plus défendable. Ce sont des roues pour ceux qui roulent, pas pour ceux qui font des photos.
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