iGPSPORT continue d’étoffer sa gamme BiNavi. Après le BiNavi classique puis le BiNavi Air, la marque lance le BiNavi Ultra.
Quand j’ai testé les premiers modèles iGPSPORT, tout cet écosystème n’existait pas encore. Avec l’Ultra, on a cette fois un produit très abouti et complet, à l’image des grandes marques qui proposent une vraie expérience globale : compteur, radar, éclairage et application réunis dans un ensemble cohérent.
Il se positionne à 399,90 €, un tarif « milieu de gamme » pour un compteur plutôt premium, avec un écran de 3,7 pouces, une molette de contrôle, 64 Go de stockage et une navigation pensée pour les longues distances.
Je l’ai testé sur environ 500 km durant tout le mois de septembre, avec et sans itinéraire. Finitions, écran, molette, navigation, autonomie, intégration avec le radar et la lampe iGPSPORT : voici ce qu’il vaut à l’usage, et ce qui reste perfectible.
Mon avis en bref
Un très bon compteur, plus abouti et plus complet que les modèles précédents de la gamme.
On aime
- Finitions et design premium
- Accessoires fournis : housse en silicone, support, nettoyage de l’écran
- Écran très lumineux et fond de carte très lisible
- Réactivité au démarrage et au lancement d’activité
- Intégration avec le radar et la lampe iGPSPORT
- Personnalisation des pages de données
- Envoi d’un itinéraire en cours de route
- iClimb 4.0, très nettement amélioré
- Autonomie conséquente
À améliorer
- Traductions encore approximatives
- Son du compteur parfois fort
- Molette qui demande un temps d’adaptation

Un BiNavi qui passe au niveau supérieur
On connaît iGPSPORT surtout pour ses compteurs vélo, et la marque a gagné en visibilité avec son partenariat avec Groupama-FDJ pour la saison 2026.
La gamme BiNavi s’est construite par étapes. Le BiNavi Air est la version compacte et ultralégère (77 g, écran de 3 pouces). Le BiNavi classique, lancé à 299,90 €, propose un écran de 3,5 pouces et 35 h d’autonomie annoncées. L’Ultra monte en gamme avec un écran de 3,7 pouces, une molette, le double de stockage et des fonctions pensées pour les longues sorties : cartographie hors ligne mondiale, navigation par collection d’itinéraires, navigation inertielle et iClimb 4.0.
Fiche technique et contenu de la boîte
| Caractéristique | BiNavi Ultra |
|---|---|
| Écran | 3,7 pouces couleur transflectif (480 x 854) |
| Dimensions et poids | 108,2 x 60,9 x 14,3 mm, 122 g annoncés |
| Commandes | Écran tactile, 3 boutons et une molette cliquable |
| Autonomie | Plus de 30 h annoncées (batterie 2420 mAh, charge en 1 h 30) |
| Stockage | 64 Go |
| GNSS | Full GNSS double fréquence L1 + L5 |
| Étanchéité | IPX7 |
| Connectivité | Bluetooth, ANT+, Wi-Fi |
| Fonctions clés | iClimb 4.0, cartes hors ligne mondiales, navigation par collection d’itinéraires, navigation inertielle, haut-parleur et sonnette, musique stockée (MP3, WAV) |
| Prix | 399,90 € |
Dans la boîte, on trouve un support de cintre avec ses adaptateurs et élastiques, une housse de protection en silicone et de quoi nettoyer l’écran.
Déballage et premières impressions
Soyons honnêtes, la première impression est bonne. Le design est soigné, les finitions sont de qualité et l’ensemble fait premium, ce qui n’est pas si courant à ce tarif.

iGPSPORT annonce 122 g, contre 103 g pour le BiNavi classique. L’Ultra est donc plus imposant, mais il reste dans la moyenne des compteurs à grand écran.
Les petits plus fournis dans la boîte
iGPSPORT soigne les accessoires, et c’est un point que l’on retrouve rarement, voire jamais, chez les concurrents :
- De quoi nettoyer l’écran, fourni directement dans la boîte.
- Une housse en silicone pour protéger le compteur des chocs et des rayures dès la première sortie.
- Le support de cintre fourni d’origine, avec une interface de fixation métallique annoncée par iGPSPORT.


Un écran très lumineux et une carte très lisible
C’est l’un des gros points forts de ce compteur. L’écran est super lumineux et le fond de carte est très lisible, que l’on roule avec un itinéraire chargé ou sans.
En revanche, je suis désormais habitué à des compteurs un peu plus grands. Le format reste très confortable au quotidien, mais ce n’est pas la plus grande dalle du marché.
La molette : un temps d’adaptation, puis on s’y fait
Concrètement, la molette ne s’apprivoise pas dès la première sortie. Il faut la prendre en main et changer ses réflexes. Une fois l’habitude prise, elle devient vraiment agréable. Un clic permet de valider, ce qui en fait un quatrième bouton physique en plus des trois autres.

Côté tactile, mon exemplaire, reçu avant la sortie du compteur, m’a d’abord donné quelques lenteurs : même sans gants et sans pluie, j’ai parfois eu du mal à passer d’un écran à l’autre ou à faire apparaître la sonnette au bon moment. Il s’agissait très probablement d’un défaut de firmware. Les dernières mises à jour ont totalement réglé le problème, et l’interface est désormais très fluide.
Une réactivité qui change tout au quotidien
C’est un point dont on parle peu dans les fiches techniques, mais il compte à chaque sortie : le temps entre l’appui sur le bouton et le moment où l’on peut partir.
Sur ce plan, le BiNavi Ultra est très réactif. Depuis le mode veille, le lancement est instantané, et depuis l’extinction complète il faut environ 5 secondes. L’activité se lance sans attendre.
Je le ressens d’autant plus que j’utilise aussi le Wahoo ELEMNT ACE, que je trouve hyper lent sur ces mêmes étapes : j’avais mesuré un démarrage de 35 à 45 secondes dans mon test. Quand on passe de l’un à l’autre, la différence saute aux yeux. On gagne du temps avant de partir, et on perd moins vite patience quand on est déjà en tenue, sous la pluie, avec le groupe qui attend.
Navigation : avec ou sans itinéraire
J’ai alterné sorties avec un itinéraire préparé et sorties sans.
Ce qui m’a le plus plu, c’est la rapidité pour envoyer un itinéraire en cours de route. On n’est pas obligé de tout préparer avant de partir, et c’est très pratique quand on change d’avis sur la sortie. iGPSPORT annonce l’import de fichiers CNX, GPX, FIT et TCX, avec plus de 4,5 millions d’itinéraires disponibles dans le monde.

Le fond de carte très lisible fait le reste. On comprend vite où l’on est, sans avoir à s’attarder sur l’écran.
Le rerouting fonctionne globalement bien. Quand je quittais la trace, le compteur m’a rarement forcé à faire demi-tour : il a plutôt cherché à recalculer l’itinéraire.

iClimb 4.0 : un vrai saut par rapport aux modèles précédents
C’est l’un des domaines où l’Ultra progresse le plus. Sur le BiNavi classique, l’iClimb 3.0 s’appuie sur un parcours chargé dans le compteur. Avec l’iClimb 4.0, le compteur détecte les montées sans itinéraire préchargé et affiche en temps réel la distance restante, le dénivelé positif restant et les variations de pente.

Concrètement, on n’a plus besoin d’avoir préparé sa sortie pour garder une lecture claire de la montée en cours et gérer son effort. Pour moi, ces fonctions sont très nettement améliorées par rapport aux modèles précédents, et c’est l’une des évolutions les plus utiles de cet Ultra.
Intégration avec l’écosystème et personnalisation
Ce que j’apprécie beaucoup, c’est l’intégration avec les autres appareils iGPSPORT, notamment le radar et la lampe. Tout fonctionne dans le même écosystème (iGPLink), ce qui donne un vrai ensemble cohérent sur le vélo. La marque propose d’ailleurs plusieurs accessoires compatibles, comme la lampe VS1800S ou le radar Sr Mini, que nous avons testés. Les données remontées par mes pédales et ma ceinture cardio se sont aussi montrées fiables.


La personnalisation des pages de données est aussi très poussée. On règle ses écrans à sa façon, directement sur le compteur ou depuis l’application, avec 12 données par page et plus de 240 métriques disponibles. Après la sortie, l’application iGPSPORT fournit des données post-ride claires et complètes.



La sonnette : un gadget qui sert
Elle fait sourire sur la fiche produit, en pratique, c’est typiquement le genre de fonction que l’on utilise réellement, et qui évite d’ajouter une sonnette physique sur le vélo.
Le haut-parleur intégré sert aussi aux instructions vocales de navigation (un peu bancales parfois), et le son du compteur est d’ailleurs parfois fort.

Autonomie : fidèle à ce qui est annoncé
Sur ce point, je l’ai trouvé fiable. Je ne l’ai rechargé qu’une seule fois sur environ 500 km, par sécurité alors qu’il restait environ 30 % de batterie, avec le capteur de puissance, le radar et la lampe connectés, plus la musique via le téléphone.
Pour rappel, le BiNavi classique annonçait 35 h et j’avais constaté entre 20 et 30 h selon l’usage. Sur l’Ultra, avec un écran plus grand et autant d’appareils connectés, je l’ai trouvée fiable et cohérente avec les 30 h et plus annoncées par iGPSPORT, ce qui est particulièrement rassurant.
iGPSPORT BiNavi Ultra : 3,7 pouces, 64 Go, IPX7, 30 h et plus d’autonomie annoncées, 399,90 €.
Ce que je n’ai pas testé
Sur un compteur qui revendique autant de fonctions pour les longues distances, un mois de test ne suffit pas pour tout valider. Je préfère donc séparer ce que j’ai utilisé de ce que la fiche technique promet.
La navigation par collection d’itinéraires
C’est l’une des grandes nouveautés de l’Ultra. Elle permet de regrouper plusieurs parcours dans un seul pack, par exemple pour une aventure de plusieurs jours. iGPSPORT cite des épreuves comme la RAAM ou Paris-Brest-Paris. Le compteur bascule automatiquement sur l’itinéraire correspondant au fil de la progression, avec moins de manipulations.
C’est très pertinent pour le bikepacking et l’ultra-distance. Mais je n’ai pas fait de sortie assez longue ou découpée en plusieurs tracés pour en juger l’intérêt réel.
La navigation inertielle
Le compteur embarque un capteur inertiel qui permet de continuer à estimer sa position quand le signal GNSS est faible ou coupé : forêts denses, tunnels, zones urbaines. Je ne l’ai pas mise à l’épreuve, tout simplement parce que je n’en ai pas eu besoin. Même en gravel en forêt, je n’ai pas perdu le signal GPS. Je peux seulement dire que le double fréquence L1 + L5 s’est montré suffisant dans mes conditions.
Les segments Strava en direct et le mode groupe
Les segments Strava en direct sont annoncés sur le site du constructeur, mais je n’ai pas trouvé comment les activer pendant mon test. Le mode groupe n’a pas été testé non plus.
Ce qu’on peut lui reprocher
- Des traductions encore approximatives : rien de bloquant, mais cela donne une impression de finition inachevée sur un compteur à ce prix.
- Une molette qui demande un temps d’adaptation avant de devenir agréable.
- Un format un peu juste si vous êtes habitué à de plus grands écrans.
Face à la concurrence
Sur le papier, le BiNavi Ultra se place face à deux références du marché, le Garmin Edge 1050 et le Wahoo ELEMNT ROAM 3. Je l’ai aussi mis en face du BiNavi classique, son prédécesseur direct. Le prix du ROAM 3 est celui du site officiel de Wahoo, celui de l’Edge 1050 est approximatif.
| iGPSPORT BiNavi Ultra | iGPSPORT BiNavi | Garmin Edge 1050 | Wahoo ELEMNT ROAM 3 | |
|---|---|---|---|---|
| Prix | 399,90 € | 299,90 € (au lancement) | Environ 519 € | 449,99 € |
| Écran | 3,7 pouces, 480 x 854 | 3,5 pouces, 320 x 480 | 3,5 pouces, 480 x 800 | 2,8 pouces (7,1 cm), tactile |
| Poids | 122 g | 103 g | 161 g | 108 g environ |
| Autonomie annoncée | 30 h et plus | 35 h (20 à 30 h constatées) | 20 h en usage intensif (60 h en économie) | 25 h |
| Stockage | 64 Go | 32 Go | 64 Go | 64 Go |
| GNSS | Double fréquence L1 + L5 | Double fréquence L1 + L5 | Multibande | Double fréquence |
| Étanchéité | IPX7 | IPX7 | IPX7 | Non précisée sur la fiche |
| Ascensions | iClimb 4.0, sans itinéraire chargé | iClimb 3.0 | ClimbPro | SUMMIT, sans itinéraire préchargé |
| Sonnette et musique | Sonnette, jusqu’à 1 000 morceaux stockés | Contrôle de la musique du smartphone | Haut-parleur, sonnette | Haut-parleur pour les alertes, contrôle de la musique |
Concrètement :
- Le BiNavi Ultra a l’écran le plus grand du comparatif, avec autant de stockage que l’Edge 1050 et le ROAM 3 (64 Go), soit le double du BiNavi classique.
- Le Garmin Edge 1050 annonce 20 h en usage intensif et 60 h en mode économie, contre plus de 30 h pour l’Ultra : la comparaison dépend de l’usage. Il pèse aussi 161 g contre 122 g, et coûte environ 120 € de plus.
- Le Wahoo ELEMNT ROAM 3 est un peu plus léger (environ 108 g), mais il coûte 50 € de plus, avec un écran de 2,8 pouces bien plus petit et 25 h d’autonomie annoncées contre plus de 30 h.
- L’Ultra annonce enfin de la musique stockée sur le compteur, ce que je n’ai pas trouvé sur la fiche des deux autres : le ROAM 3 se limite à un haut-parleur pour les alertes sonores et au contrôle de la musique du téléphone, et l’Edge 1050 offre un haut-parleur avec sonnette.
Face au BiNavi classique, l’Ultra coûte 100 € de plus. Il apporte un écran plus grand, une molette, deux fois plus de stockage, iClimb 4.0 et les fonctions longue distance. À l’usage, face au Wahoo ELEMNT ACE que j’utilise aussi, il gagne nettement sur la rapidité de démarrage et de lancement d’activité.
Si vous visez plus grand, le Wahoo ELEMNT ACE (479 €), plus lourd, reste une alternative. Pour comparer l’ensemble de la gamme, notre sélection de compteurs GPS vélo fait le point.
À qui s’adresse le BiNavi Ultra ?
- Si vous cherchez un compteur à grand écran avec une cartographie très lisible et une navigation complète, sans atteindre les tarifs des plus grandes marques.
- Si vous roulez déjà avec du matériel iGPSPORT (radar, lampe, feu arrière), l’intégration dans l’écosystème est un vrai plus.
- Si vous préparez du bikepacking ou de l’ultra-distance, la navigation par collection d’itinéraires est prometteuse, même si je n’ai pas pu la valider.
- Si vous voulez un compteur compact et léger, le BiNavi Air (77 g) ou le BiNavi classique (103 g) sont plus cohérents.
Mon avis final sur le BiNavi Ultra

Pour moi, c’est un très bon compteur. Il se positionne sur un prix de milieu de gamme, à 399,90 €, tout en proposant des fonctionnalités plus abouties et plus complètes que les modèles précédents de la gamme BiNavi.
L’expérience globale est très bonne : finitions premium, écran lumineux, carte lisible, réactivité au démarrage, intégration avec le radar et la lampe, personnalisation et autonomie conséquente.
Il n’est pas parfait. Les traductions restent approximatives, et la molette demande un temps d’adaptation. Mais ce sont des défauts mineurs face à l’ensemble.
Note : 8,5/10.
iGPSPORT BiNavi Ultra : écran 3,7 pouces, 64 Go, IPX7, plus de 30 h d’autonomie annoncées, 399,90 €.

FAQ : iGPSPORT BiNavi Ultra
Quelle est l’autonomie réelle du BiNavi Ultra ?
iGPSPORT annonce plus de 30 h. Sur environ 500 km, je ne l’ai rechargé qu’une seule fois, par sécurité à environ 30 % de batterie, avec capteur de puissance, radar et lampe connectés, plus la musique via le téléphone.
Combien coûte le BiNavi Ultra ?
399,90 € sur le site officiel d’iGPSPORT au moment de la rédaction.
Le BiNavi Ultra est-il étanche ?
Il est certifié IPX7 selon le constructeur.
Peut-on envoyer un itinéraire en cours de route ?
Oui, et c’est l’un des points que j’ai le plus appréciés pendant mon test.
Les segments Strava en direct fonctionnent-ils ?
Le constructeur les annonce. Je n’ai pas réussi à les activer pendant mon test.
Faut-il choisir l’Ultra plutôt que le BiNavi classique ?
L’Ultra apporte un écran plus grand, une molette, plus de stockage et des fonctions pensées pour la longue distance, pour 100 € de plus. Le classique reste plus léger et moins cher, si ces fonctions ne vous servent pas.
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