J’ai toujours roulé avec une sacoche de selle, que ce soit sur route, en gravel ou en VTT. C’est pour moi un accessoire incontournable : ça libère les poches et ça permet d’avoir l’essentiel sous la main quand on crève ou qu’un pépin arrive.
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Jusqu’ici, j’utilisais sacoche de 0,6L de la même marque que mes autres sacoches, dont j’étais content, mais que j’ai décidé de laisser sur mon vélo de route. D’autant plus que je suis en chambre à air sur mon vélo de route et en tubeless sur le gravel, je devais systématiquement ajuster ce que j’emportais avec moi.
Pour le gravel, je voulais quelque chose de plus costaud et surtout vraiment étanche, parce que je roule souvent dans la boue, sous la pluie…bref en Normandie.
C’est comme ça que je me suis tourné vers la Craft Cadence Seat Pack (0,75 L). La marque anglaise est connue pour ses sacoches, pochettes et accessoires conçus par des cyclistes, pour les cyclistes, avec une attention particulière à l’étanchéité et à la praticité. Sur le papier, cette sacoche semblait cocher pas mal de cases. Restait à voir si elle allait s’imposer comme ma nouvelle compagne de route en gravel.
Une sacoche pensée pour l’essentiel

La sacoche de selle gravel Craft Cadence est compacte (0,75 L) mais bien étudiée pour loger tout le nécessaire : chambre à air, multi-outil, cartouches CO₂, clés. Contrairement à beaucoup de modèles, elle est totalement waterproof, avec une base soudée et des matériaux résistants.
Là où elle se distingue des modèles classiques, c’est d’abord par son étanchéité. La base est soudée et totalement imperméable, ce qui évite que la boue ou la pluie ne s’infiltrent. C’est un vrai plus pour les sorties gravel humides, où les sacoches en tissu cousu finissent vite trempées.
Autre particularité : le système de fixation. Pas de scratchs qui se desserrent ou s’usent avec le temps, mais une sangle en Hypalon associée à un serrage à molette (type boa). C’est plus moderne, plus solide, et ça donne une impression de fiabilité dès qu’on la monte sur le vélo.

À l’intérieur, la sacoche est bien organisée, avec plusieurs compartiments. On est loin des modèles “sac fourre-tout” où tout se balade.
La sacoche de selle Craft Cadence a été pensée dans les moindres détails. Mais qu’est-ce que ça donne vraiment sur le terrain ?
Installation et premières impressions
L’installation de la sacoche se fait rapidement. Le système à molette est simple à comprendre et inspire confiance : on positionne la sangle, on serre, et ça ne bouge plus.
Une fois en place sous la selle, la sacoche reste bien stable, même en roulant sur des chemins caillouteux ou en danseuse. Pas de balancement, pas de bruit parasite, ce qui est appréciable.

Visuellement, elle s’intègre plutôt bien au vélo. Le design est sobre, moderne, et reste assez discret. J’ai testé la version « teal », mais elle existe aussi dans un autre coloris très sobre.
Dès les premières sorties, on sent que le produit est robuste. Les matériaux sont solides, et la finition donne l’impression que la sacoche est faite pour durer.
Ce qu’on peut vraiment mettre dedans
Avec ses 0,75 litre, la sacoche vise un équilibre : compacte mais assez grande pour embarquer tout le nécessaire. Lors de mes sorties, j’y ai logé sans souci une chambre à air, un multi-tool, deux démonte-pneus & d’autres choses mais j’en reparle juste en dessous. Il reste même un peu de place pour une carte bancaire ou un papier d’identité, histoire d’être tranquille en cas d’imprévu.

Ce qui change vraiment par rapport à beaucoup d’autres modèles, c’est l’organisation interne. Au lieu d’un seul compartiment où tout s’entasse, on trouve plusieurs petites poches, dont une dédiée aux mini-pompes électriques. Résultat : rien ne se balade, et on accède plus facilement à ce dont on a besoin.
Bien sûr, on reste sur une petite contenance. Si vous espérez y ranger deux chambres à air, un gros multi-tool et une pompe manuelle classique, ça risque d’être juste. Mais pour un setup minimaliste orienté gravel ou route, c’est largement suffisant.

Personnellement, voici ce que j’ai mis dedans :
- 1 chambre à air classique (il faut que j’investisse dans une chambre TPU pour gagner en poids/place)
- Kit de réparation tubeless
- 2 démonte-pneus
- 1 multi-tool
- 1 patte de dérailleur (je me suis fait avoir une fois, pas deux…)
- Un peu d’argent, on sait jamais
Testée sous la pluie et dans la boue

C’était clairement l’un des critères qui m’a poussé à tester cette sacoche. Et là-dessus, elle tient ses promesses. Après plusieurs sorties sous la pluie et dans la boue, notamment en VTT, le contenu est resté parfaitement sec.
La base soudée et les matériaux imperméables font vraiment la différence par rapport aux modèles classiques cousus, qui finissent toujours par laisser passer l’humidité.
La boue se nettoie facilement avec un coup d’éponge ou de jet d’eau, sans que le tissu ne s’imprègne. C’est un détail qui compte quand on enchaîne les sorties gravel dans des conditions un peu crades.

Côté solidité, les matériaux utilisés inspirent confiance. L’Hypalon, connu pour sa résistance à l’usure, semble prêt à encaisser des années d’ouverture, de serrage et de projections sans broncher. La molette de serrage, souvent un point faible sur d’autres systèmes, ne montre aucun signe de fragilité après mes tests.
Bref, c’est une sacoche pensée pour durer, et pas seulement pour être jolie sur un vélo neuf.
Les bons points… et le seul petit bémol
Après plusieurs sorties, je considère que c’est une des meilleures sacoches de selle pour gravel si vous cherchez un format compact et étanche.
Mon avis sur la sacoche est clair : c’est une sacoche premium, solide et pratique, parfaite pour les cyclistes qui roulent par tous les temps.
Elle conviendra à tous ceux qui veulent rouler léger mais tranquille, avec de quoi réparer une crevaison et transporter l’essentiel en toute sécurité. Que ce soit pour le gravel, la route ou même le vélotaf, elle fait le job et se fait oublier une fois fixée.